L'annuaire pour les professionnels ,commerces ,artisans ,industries ...
Bienvenue sur l'annuaire professionnel ZonePro !
Référencement avec lien en dur et lien de retour facultatif
|
|
|||||||||
-
La hausse des taux plonge l'immobilier dans la crise -
C'est une première depuis juin 2007, la Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé hier qu'elle augmentait son principal taux directeur de 0,25%.
4,25%, c'est désormais le chiffre associé au principal taux directeur de la BCE, celui auquel les banques peuvent se refinancer en dernier ressort, celui en fonction duquel elles ajustent leurs propres taux d'intérêt, notamment ceux du crédit immobilier. Jean-Claude Trichet, président de la BCE a donc fait ce qu'il avait annoncé et pourtant rares furent les actions de la BCE autant discutées, voire contestées. Politiques, économistes et industriels font pour une fois front commun contre la dernière manœuvre de la BCE. En effet, bon nombres d'analystes considèrent que cette hausse du taux ne pourra qu'engendrer un ralentissement de l'activité économique : le coût et la rareté du crédit vont pousser particuliers comme industriels à suspendre certains projets comme, par exemple, l'acquisition d'un bien immobilier.
Le relèvement du principal taux directeur n'a pourtant rien d'absurde et s'inscrit dans la politique rigide certes mais logique de la BCE. Cette dernière a pour mission d'assurer la stabilité monétaire de l'Europe donc de lutter contre l'inflation. Or, les dirigeants de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet en tête, estiment aujourd'hui sérieux le risque d'inflation généralisée. L'ajustement du taux répond ainsi à une hausse record de l'inflation (4% en taux annuel) dans la zone euro induite par l'envolée des cours du pétrole et des matières premières.
Concernant le secteur immobilier, les professionnels ont redouté des semaines durant cette décision de la BCE qui donne le signal à une nouvelle élévation du coût du crédit immobilier. Pour un marché actuellement en forte baisse, la remontée des taux signifie également un retournement du marché immobilier accéléré. L'inflation a entamé le pouvoir d'achat des particuliers et par conséquent leur capacité d'achat immobilier. En augmentant son taux directeur et par voie de conséquence ceux appliqués à un prêt immobilier, Jean-Claude Trichet espère bien pousser les prix des logements à la baisse. Les établissements bancaires n'ont d'ailleurs pas attendu l'annonce de la BCE pour relever leurs barèmes, comme l'explique Geoffroy Bragadir, le fondateur du courtier en ligne Empruntis.com : « depuis une quinzaine de jours, les taux d'intérêt des prêts immobiliers sur vingt ans ont atteint le cap de 5%, en enregistrant des hausses de l'ordre de 0,20% entre début mai et la mi-juin ».
Le président de la BCE ne s'est jamais caché de considérer les prix pratiqués en Europe comme surévalués, notamment en France et en Espagne. Près d'un million d'appartements seraient d'ailleurs à vendre en Espagne. Un marché de l'offre en croissance constante, rien de mieux pour tirer les prix vers le bas et réjouir les acheteurs potentiels. Quant aux vendeurs, parfois obligés de vendre leur logement pour pouvoir rembourser leur crédit immobilier, la grise mine est de rigueur face à un prix moyen au mètre carré glissant sur une courbe descendante. (Laissez vos commentaires à ce sujet sur notre forum)
Howard Archer, économiste de Global Insight, précise : « nous pensons que 4,25 % constituera un sommet pour les taux d'intérêt, car l'économie de la zone euro va continuer à ralentir dans les prochains mois. En outre, les marchés du travail vont être moins tendus, ce qui va réduire le pouvoir de négociation des salariés ». La BCE ne semble d'ailleurs pas envisager une nouvelle hausse des taux après celle d'hier. Le recul du marché immobilier en France et dans les autres pays européens ne fait toutefois que commencer, comme le souligne Sylvain Broyer, économiste à Natixis : « Le resserrement de la politique monétaire en Europe n'a pas encore produit tous ses effets ».
-
Immobilier : chute libre pour l'action Seloger.com -
Nouvelle victime du retournement du marché immobilier, après entreparticuliers.com, seloger.com affiche une cotation boursière en chute libre.
Le site d'annonces immobilières sur internet a revu hier soir ses perspectives financières à la baisse. Un marché immobilier qui tourne au ralenti, un pouvoir d'achat des particuliers en berne et ce sont les objectifs 2008 du groupe qui en prennent un coup : un chiffre d'affaire évalué désormais à 70 millions d'euros au lieu des 73 millions escomptés. Côté bourse, après avoir chuté de 6,80% hier à 13h00, le titre enregistre ce vendredi 04 juillet un recul de 10,53% pour s'afficher à 13,42 euros.
Commentez l'actualité sur notre forum
Si les ventes réalisées par seloger.com déclinent (alors que dans le même temps le site annonce un nombre d'annonces immobilières record), l'autre segment du groupe, la publicité, se révèle également en mauvaise posture. En effet, loin de se précipiter, la migration des publicités des promoteurs immobiliers du papier vers internet semble adopter un train bien moins soutenu que prévu.
Recommandant une vente à court terme du titre, le broker UBS met à mal la crédibilité du groupe tout en précisant que « les derniers chiffres des promoteurs-constructeurs en France et les ventes de logements anciens laissent penser que le nombre d'agences immobilières s'apprête à diminuer sérieusement ». Quant au Crédit Mutuel-CIC, il estime que l'action seloger.com devrait poursuivre sa chute, handicapé il est vrai par une « visibilité très faible sur le comportement des agents immobiliers dans un marché en ralentissement ».
-
Chute de l'immobilier : les risques du credit relais -
Les solutions de financement pour l'acquisition d'un bien immobilier ne manquent pas mais toutes subissent l'impact et participent à l'effondrement actuel du marché. C'est le cas notamment du crédit relais.
Destiné aux propriétaires souhaitant vendre leur logement afin de financer l'achat d'un nouveau bien, le crédit relais permet à l'emprunteur de se voir octroyer un prêt avant même que son bien ne soit vendu. Avant d'accorder ce type de crédit immobilier, la banque demande en général certaines garanties dont notamment l'hypothèque du bien.
Et c'est là que le bât blesse : la chute drastique du nombre de ventes implique désormais que de nombreux emprunteurs ne pourront pas vendre leur logement avant le terme de leur crédit (compris entre 12 et 24 mois). Le particulier pourra toujours demander son prolongement (qui se négociera de toute façon aux taux actuels du marché) mais l'organisme prêteur sera également en droit de refuser de courir un tel risque en demandant son remboursement intégral dans les plus brefs délais (chose évidemment impossible). S'ensuit alors pour l'emprunteur la spirale infernale le menant tout droit au surendettement. Son dossier sera transmis au service contentieux de la banque et, si une solution n'est pas rapidement trouvée, une procédure de saisie de son bien sera enclenchée. La banque devenant alors propriétaire du logement procèdera à sa mise aux enchères. Etablissements bancaires et agences immobilières n'ayant pas hésitées à proposer ce type de crédit à des ménages aux revenus modestes, de telles situations se font de moins en moins rares et s'avèrent d'autant plus catastrophiques que les emprunteurs ont souvent souscrit un autre prêt immobilier en vue de leur futur achat (généralement un prêt à long terme qui viendra accroître leur surendettement). Quant au bien vendu aux enchères, il rejoindra la liste des logements cédés au rabais, alimentant ainsi un parc immobilier déjà mal en point.
Vendre avant d'acheter, voilà donc le conseil que l'on pourrait donner à ces particuliers, mais si tel n'est pas le cas, les banques devraient désormais vivement inciter les souscripteurs d'un crédit relais a revoir à la baisse leur prix initial, participant ainsi au recul généralisé qui ébranle actuellement le marché.Partagez vos commentaires à ce sujet sur notre forum
Côté acheteur, la position des banques face au crédit relais n'est pas plus réjouissante, comme le constate Me Jean-Marie Montazeaud, président de la commission de conjoncture des notaires d'Ile-de-France : « les banques ne veulent plus entendre parler de crédit relais, ce qui bloque totalement des projets d'acquisition pour des ménages qui n'ont pas encore vendu leur appartement. Du coup, les maisons individuelles mises en vente entre 300 000 et 400 000 euros ne reçoivent aucune visite et n'auront bientôt plus de valeur de référence ». Si un refus n'est toutefois pas le mot d'ordre général au sein des banques, le courtier en ligne Empruntis.com précise que ces dernières ne proposent plus pour ce type de crédit qu'entre 60 % et 70 % de la valeur du bien à vendre, contre 80 % à 90 % auparavant.
Après la flambée du prix de l'essence qui oblige les acheteurs à déserter campagnes et périphéries pour se rapprocher de leur lieu de travail (phénomène qui s'accentuera certainement avec l'instauration de la nouvelle vignette auto souhaitée par le gouvernement). après la BCE qui remonte son principal taux directeur et oblige les banques à faire de même avec les taux d'emprunt, le crédit relais s'inscrit donc sur la longue liste des phénomènes qui grèvent le pouvoir d'achat des particuliers et fait chuter l'immobilier.
-
Immobilier et pétrole : la lutte est engagée -
Ce n'est désormais un secret pour personne, le retournement du marché immobilier est effectif et le prix de vente des biens en circulation baisse. Les acquéreurs deviennent plus sélectifs, signe que, comme le déclare Jean-François Humbert, Président de la chambre des notaires de Paris et d'Ile-de-France, « Nous rentrons dans un nouveau cycle immobilier ». Etat général, date de mise en vente, comparaison avec d'autres biens similaires, aujourd'hui le futur acheteur examine chaque aspect du logement avant de se décider. C'est ce que constate Christophe Cremer, président de meilleutaux.com : « Il n'est pas normal qu'un cinquième sans ascenseur soit au même prix qu'un logement pourvu d'ascenseur. Aujourd'hui, le marché est plus compliqué : actuellement pour vendre un bien il faut faire en moyenne 15 visites, il y a six mois cinq visites suffisaient ».
Si les prix de l'immobilier en centre ville n'affichent pour l'instant qu'un léger recul, ceux situés en périphérie accusent le coup en révélant une baisse bien plus importante. Preuve s'il en ait qu'un paramètre a petit à petit fait son apparition pour devenir désormais essentiel quant à la prise de décision des acquéreurs : la distance entre la maison ou l'appartement et le lieu de travail.
Les ménages aux revenus modestes sont de plus en plus réticents à s'éloigner des grandes villes et accordent, envolée du prix du pétrole oblige, une place aujourd'hui importante à leur budget essence (budget parfois pris en compte dans l'obtention d'un crédit immobilier). « Nos clients parcourent, en moyenne, 70 kilomètres pour aller et venir à leur travail, leur budget essence est passé, en quelques semaines, de 100 à 125 euros par mois et par voiture », explique Alain Tur, PDG du promoteur et constructeur lyonnais AST. Patrice Petit, directeur d'agence à Tours et président de la Fnaim de la région Centre rajoute que « Les gens cherchent des logements dans un rayon de 20 kilomètres autour de leur lieu de travail, [au-delà] même des maisons d'un bon rapport qualité-prix se vendent difficilement ». Parallèlement au retournement, certains professionnels pronostiquent même une modification du marché immobilier comme l'explique un agent immobilier : « Jusqu'ici on avait un équilibre entre les clients qui préféraient le centre et d'autres plutôt adeptes d'une vie au vert. Mais avec la hausse de l'essence, on peut craindre que les marchés de la périphérie ne deviennent très difficiles. »
A un baril de pétrole qui dépasse aujourd'hui nettement la barre des 140 dollars (144,23 dollars ce jeudi 03 juillet), viendra s'ajouter la prochaine mesure de taxation des voitures polluantes initiée par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo : la nouvelle vignette auto. Le dispositif, déjà en vigueur mais devant être élargi d'ici 2009, aura très certainement un impact sur le marché immobilier (venez vous exprimer à ce sujet sur notre forum). En effet, pour un ménage souhaitant acquérir un bien immobilier en dehors des villes, le financement de cette taxe (pouvant aller jusqu'à 2.600 euros pour les voitures les plus polluantes type 4x4) sur un ou plusieurs véhicules pourrait bien devenir également un facteur décisionnel important quant au choix du nouveau logement.
-
Précisions et modifications de la future vignette auto -
Depuis décembre 2007, tout acheteur d'un véhicule neuf peut soit être dans l'obligation de s'acquitter d'une taxe (si la voiture concernée s'avère polluante), soit bénéficier d'une prime pour avoir opté pour une automobile ne rejetant que peu de CO2 par kilomètre. Nous vous annoncions hier la volonté du ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, d'élargir ce dispositif de bonus-malus afin d'annualiser la taxe payée par les détenteurs de voitures polluantes : « le malus des véhicules extrêmement polluants sera payé, non plus simplement à l'achat, mais tous les ans ». Au sujet de cette nouvelle vignette auto, il convient toutefois d'apporter quelques précisions à notre précédent article.
Par « véhicules extrêmement polluants », comprenez les voitures émettant plus de 250 grammes de CO2 par Kilomètre. N'est donc concernée qu'une frange étroite des automobilistes (environ 1% des ventes actuelles) puisque 4x4 compacts et autres berlines rejettent dans leur grande majorité un maximum de 200g de CO2 par Kilomètre.
Concernant l'acquittement annuel de cette taxe, équivalant à l'instauration d'une nouvelle vignette auto, il pourrait s'effectuer au moment du règlement de l'assurance. Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'écologie, a en outre précisé que « les discussions internes sur le prix du malus tournent autour de 10% du montant appliqué à l'achat ». Le malus de 2.600 euros dévolu à l'acquisition des voitures les plus polluantes ne devra donc pas être intégralement versé chaque année. Selon le barème mis en place, le propriétaire d'un tel véhicule devrait ainsi être redevable d'une taxe annuelle de 260 euros et ce, à compter du 1er janvier 2009.
Toutefois, afin d'encourager les constructeurs automobiles à redoubler d'efforts pour le respect du développement durable, chacune des tranches de ce barème sera bel et bien abaissée de 5 grammes tous les deux ans.
-
L'Insee prévoit un retournement du marché immobilier -
« La France subit à son tour un retournement du marché », telle est l'analyse de l'Insee dans sa note de conjoncture relative au secteur de l'immobilier. L'institut statistiques annonce ainsi que « l'investissement résidentiel des ménages, encore en croissance l'année dernière, devrait nettement baisser en 2008, comme le laisse attendre la chute de 20 % des mises en chantier du début d'année ». L'institut se base également sur un niveau de stock jamais atteint depuis 1992, ainsi que sur des prévisions de ventes inférieures au volume enregistré l'an dernier (110 000 transactions cette année, contre 130 000 en 2007).
-
Les mises en chantier et les permis de construire entre mars et mai reculent de 20 % -
Le secteur de la construction poursuit son évolution à la baisse. Les mises en chantier ont de fait dégringolé de 21.6 % entre mars et mai, à 83 166 unités ; selon le ministère de l'Écologie. Du côté des permis de construire, la tendance est également à la baisse, quoique légèrement moins accentuée (-19.9 %, à 112 933 unités). Des résultats qui, en rythme annuel, portent l'évolution des mises en chantier et des permis de construire à respectivement -2.6 % (à 410 032 unités) et -10.7 % (à 511 377 unités). Le ministère recommande néanmoins de manier ces statistiques avec « prudence ». La réforme du droit des sols instituée en octobre dernier a de fait modifié la transmission par les centres instructeurs de certaines données.
En ce qui concerne les types de biens, le ministère relève que les mises en chantier de logements individuels ont reculé respectivement de 31.1 % et de 8.5 % en rythme trimestriel et annuel. Idem pour les biens collectifs qui fléchissent de 7.4 % sur les trois derniers mois ; ce qui en rythme annuel ramène la hausse sur un an à 5.7 %.
-
La crise de l'immobilier n'aura épargné personne -
Le premier semestre 2008 restera dans les mémoires comme celui qui a vu le retournement du marché toucher de plein fouet le secteur de l'immobilier. Retour sur un début d'année mouvementé pour l'immobilier.
S'il faut remonter bien au-delà de cette première moitié 2008 pour distinguer les prémices de la tension actuelles (notamment l'été 2007 qui enregistra le début de la crise des subprimes américains, crise qui influera fortement sur les taux du crédit immobilier français), ce premier semestre pourrait surtout se définir par la prise de conscience généralisée de la crise immobilière.
De nombreux experts l'annonçaient depuis longtemps mais c'est donc au cours des 6 premiers mois de l'année 2008 que le retournement du marché immobilier est réellement sorti de l'ombre. Les chiffres comme les témoignages de professionnels de l'immobilier ne manquent pas désormais pour attester de son existence. Dès le mois de mars, les études révélaient un nombre de mises en chantier en très net recul (-21,6% annuels), une régression importante des permis de construire (-20% sur 3 mois et -11% sur un an) ainsi que la chute des ventes de programmes neufs (-27,9 % sur un an au 1er trimestre 2008 selon le ministère de l'équipement). Les Nouveaux Constructeurs ont ainsi annoncé un recul de leurs ventes de près de 30% et le promoteur immobilier Kaufman & Broad prévoyait, le 19 juin, un chiffre d'affaire pour 2008 en repli de 5%, abandonnant par la même plusieurs de ses programmes et réévaluant à la baisse le prix de nombreux logements (entre -8 et -12%). Les constructeurs, les promoteurs et plus généralement l'immobilier neuf dans son ensemble furent donc les premiers touchés par la crise ; d'autres secteurs économiques n'allaient pas tarder à emprunter la même courbe descendante.
S'il a fallut un peu plus de temps pour en prendre la mesure, l'immobilier ancien s'est également vu affecté par ce retournement. Sans vouloir l'admettre, les agents immobiliers ont toutefois observé la situation s'installer lentement, comme le précise un responsable du réseau d'agences immobilières Laforêt : « dès septembre 2007, le réseau a senti que les prix connaissaient un coup d'arrêt ». Le doute n'est désormais plus permis, « la baisse, tant de fois prédite mais jamais confirmée, arrive. Depuis le début de l'année 2008, les prix ont commencé à décroître, sauf à Paris et en première couronne où, à partir d'avril, ils ont cessé d'augmenter, mais sans encore véritablement enregistrer de recul », déclarent Patrick-Michel Khider et Bernard de Crémiers, coprésidents fondateurs de Laforêt Immobilier, avant d'ajouter, « les acheteurs n'hésitent plus désormais à faire aux vendeurs des offres inférieures de 10% par rapport au prix demandé. De fait, les délais de vente ont commencé à rallonger: il s'écoule désormais 89 jours en moyenne contre 75 jours en 2007, entre la mise en vente d'un bien et la signature du compromis ».
Même son de cloche chez Century21 qui révélait ce mardi 1er juillet une baisse des ventes de 10% avant de pronostiquer un repli de 15% cet été. Les agences immobilières se retrouvent durement touchées et nombre d'entre elles pourraient bien se voir contraintes à fermer boutique.Les prix baissent sans que les particuliers ne puissent en profiter pleinement. En effet, parallèlement à ce fléchissement des prix, le taux d'intérêt appliqué à un prêt immobilier n'a eu de cesse d'augmenter pour désormais atteindre la barre des 5% (il était encore à 4,5% en juin 2007). Le resserrement des conditions d'octroi d'un crédit par les banques et la très probable augmentation du taux directeur de la Banque Centrale Européenne (annonce qui devrait être faite demain 03 juillet) ne participent évidemment pas à une éventuelle amélioration de la situation.
-
La consommation des ménages repart en mai -
Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont augmenté en mai de 2 % (+3.1 % en rythme annuel), après avoir reculé de 0.9 % le mois précédent. Selon les dernières statistiques de l'Insee, tous les postes sont en hausse, en particulier les biens durables qui enregistrent une progression de +2.8 % grâce au secteur automobile (+ 5.6 %). Après avoir baissé de 0.8 % en avril, le commerce de détail augmente lui de 1.5 % en mai. Quant à la consommation d'équipement de logement, elle a ralenti en mai à +0.6 % (contre +1.1 % en avril).
-
Immobilier : les prix aux États-Unis continuent de chuter -
Les prix immobiliers américains n'en finissent plus de reculer, selon la dernière édition de l'indice Standard & Poor's/Case Shiller. Les vingt premières agglomérations outre-Atlantique affichent ainsi en glissement annuel une baisse moyenne de 15.3 % (16.3 % si l'on ne prend en compte que les dix principales villes du pays). Pour la première fois, le mouvement baissier touche toutes les métropoles, en particulier Phoenix (-25 %), Los Angeles (-23 %), San Francisco et San Diego (-22 %).
-
Immobilier : les agences dans le tourbillon du retournement du marché -
Le temps où les agences immobilières se multipliaient est fini. Recul des transactions oblige, un certain nombre d'entre elles se trouvent de fait contraintes de fermer leurs portes, ainsi que le confirme le secrétaire général de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) Jean-François Buet, interrogé par l'AFP : « c'est un mouvement de balancier économique normal et sain en raison de la baisse de l'activité des transactions ». Et d'ajouter que « les cessations d'activité concernent surtout des petites structures indépendantes qui s'étaient créées il y a trois ou quatre ans en profitant du boum de l'immobilier ». Une analyse qui rejoint celle livrée en début d'année par Bernard Cadeau concernant l'année 2008. Le président d'Orpi - premier réseau d'agences dans l'Hexagone - avait alors prévu la « fermeture probable de nombreuses agences immobilières ».
En termes de prévisions, le cabinet d'analyses Exane BNP Paribas anticipe « un mouvement important de fermetures d'agences », mouvement susceptible d'être supérieur à celui enregistré lors du précédent cycle (15 % des agences avaient dû alors fermer). Des analyses qui font écho à celles d'un autre cabinet, Gilbert Dupont, qui prévoit la fermeture en deux ans de 20 % du nombre d'agences. Les professionnels excluent néanmoins un scénario catastrophe à « l'espagnol ». L'an dernier, la moitié des 80 000 agences immobilières que comptait le marché ibérique avait dû mettre la clef sous la porte.
-
La vignette auto renaît sous la forme d'une taxe écologique -
Dans les pages du Parisien Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a annoncé l'extension du dispositif de « bonus-malus » visant à favoriser les véhicules propres.
Lancé dès décembre 2007, le bonus-malus associé au taux de pollution des voitures neuves fut la première véritable mesure mise en œuvre après le Grenelle de l'environnement. Toute automobile neuve doit désormais faire valoir son taux d'émission de CO2 afin de prendre place soit dans la catégorie des véhicules « propres » (moins de 160 grammes de CO2 rejetés par kilomètre), soit dans la catégorie des véhicules polluants (plus de 160 grammes de CO2 rejetés par kilomètre, ce qui est le cas de la très grande majorité des 4x4). Depuis début 2008, un particulier achetant une voiture neuve considérée comme polluante devait s'acquitter d'une taxe comprise entre 200 et 2.600 euros (taxe prélevée au moment même de l'achat).
Lors d'une interview donnée au quotidien, la volonté de Jean-Louis Borloo de placer le développement durable au cœur des projets de la présidence française de l'Union Européenne (présidence effective depuis ce 1er juillet) semble avoir gravi une première marche. Le ministre de l'écologie déclarait ainsi : « Nous donnons un coup d'accélérateur, nous allons amplifier le bonus-malus. Le malus des véhicules extrêmement polluant sera payé non plus simplement à l'achat mais tous les ans ».
Payable annuellement, cette taxe écologie équivaut à s'acquitter, comme il y a de cela quelques années, d'une vignette auto. Disparue le 09 octobre 2001, notre bonne vieille vignette auto refait donc surface, ne taxant plus cette fois-ci les chevaux fiscaux mais bel et bien le caractère polluant de notre véhicule : une "éco-vignette Borloo" en quelque sorte. Si le lieu de résidence influait fortement sur le prix de la vignette auto aujourd'hui disparue, la vignette Borloo fait, quant à elle, preuve d'une extrême objectivité : plus votre auto pollue, plus vous payez !
Malus et taxes à verser annuellement :
- de 161 à 165 g/km: 200 €
- de 166 à 200 g/km: 750€
- de 201 à 250 g/km: 1600€
- plus de 250 g/km: 2600€
Quant à l'acquéreur d'une voiture non-polluante, il se verra remettre une prime dont le montant sera proportionnel aux aptitudes écologiques de l'auto. Contrairement à la vignette auto écologique, ce bonus ne sera pas versé annuellement mais seulement au moment de l'achat. En effet si, comme le déclarait Jean-Louis Borloo, « la prime de bonus pour les voitures propres représente un véritable gain de pouvoir d'achat pour les Français », elle représente également une dépense considérable pour le gouvernement (estimée à 200 millions d'euros pour 2008). « Le bonus-malus écologique pour les automobiles est un succès qui coûte trop cher aux finances publiques », précisait ainsi le ministre du Budget Eric Woerth, le 19 juin.
Bonus et primes versées à l'achat du véhicule :
- moins de 60 g/km: 5000€
- moins de 100g/km: 1000€
- de 101 à 120 g/km: 700€
- de 121 à 130 g/km: 200€
Les véhicules rejetant de 131g à 160g de CO2 au kilomètre ne sont pas concernées par ce dispositif d'une nouvelle vignette voiture. Avant de se ruer sur un véhicule hybride ou une voiture solaire, reste désormais à savoir si, comme il avait été annoncé fin 2007, les seuils du malus seront abaissés de 5 grammes tous les deux ans afin, le soulignait le ministre de l'Ecologie, « d'encourager les constructeurs à poursuivre leurs efforts dans la mise au point de véhicules de plus en plus sobres en carbone ».
-
Crise de l'immobilier : Paris n'en sort pas indemne -
Ce mardi 01 juillet 2008, les notaires de Paris - Ile de France viennent de publier leur étude du marché immobilier, confirmant ainsi l'impact sur la région parisienne d'une situation immobilière actuellement tendue.
En effet, les chiffres fournis révèlent un très net ralentissement du marché pour le premier trimestre 2008 (par rapport au premier trimestre 2007). 40.315 transactions ont ainsi été réalisées au cours de cette période ce qui correspond à un recul de 8,8% sur un an.
Regroupant la très grande majorité des ventes (90%), l'immobilier ancien s'avère fortement affecté : les ventes de maisons affichent une baisse de 10,7% alors que celles des appartements enregistrent un recul de 10,1%. Si le repli est d'ampleur différente entre Paris, la Petite Couronne et la Grande Couronne, il reste toutefois généralisé (les ventes de maisons reculent de -10.2% en petite Couronne et -10.8% en Grande Couronne, les transactions d'appartements abandonnent -13.6% à Paris, -9.8% en Petite Couronne, -6.3% en Grande Couronne).
L'immobilier neuf s'en sort un peu mieux puisque si les ventes de maisons dans ce secteur régressent de 20,2% (-38.36% en Petite Couronne, -14.4% en Grande Couronne), les appartements quant à eux continuent leur progression (+15%). « Le marché immobilier marque le pas car les acheteurs ont le pied sur le frein et ont tiré le frein à main », commente Me Jean-Marie Montazeaud, président de la commission conjoncture de la chambre des Notaires de Paris, rajoutant que « c'est la première fois que cela freine comme cela depuis 10 ans ».Les notaires de Paris - Ile de France toutefois appellent à une vision objective du ralentissement du marché : « ce coup de froid sur les ventes de logements doit être relativisé au regard de l'évolution du marché francilien de ces dix dernières années ». En effet, le 1er trimestre 2008 a enregistré 29.154 ventes d'appartements neufs et anciens, se portant ainsi au niveau du 1er trimestre de 2003 (29.406), de 2001 (28.560) ou encore de 1999 (29.386). Avec 9.861 ventes, le marché des maisons semble plus affecté puisqu'il faut remonter à 1998 pour constater un niveau similaire (8.514).
En ce qui concerne les prix de l'immobilier, les notaires confirment qu'au recul des ventes il faut ajouter « une stabilisation voire d'une baisse du prix des logements. Sur les douze derniers mois, le ralentissement de la hausse des prix est généralisé en Ile-de-France, exception faite de Paris ». Si le 4ème trimestre 2007 affichait une croissance annuelle des prix de 10,4%, le 1er trimestre 2008 enregistre néanmoins une hausse annuelle du prix du mètre carré de la capitale de 9,4% pour atteindre la moyenne record de 6.430 euros / m2. La hausse fléchit toutefois sur les trois derniers mois pour être ramenée à 1,1% (en comparaison, le 4ème trimestre révélait une augmentation de 2,6%).
En Petite et Grande Couronne, l'évolution des prix est plus modérée : + 5.2% annuels pour les appartements anciens en Petite Couronne et + 4.1% en Grande Couronne, les maisons affichant respectivement + 3.8% et +2.5%. Sur les 3 derniers mois, les notaires relèvent cependant une baisse de - 0.3% des prix des appartements anciens en Petite Couronne et de -0.4% des maisons anciennes en Grande Couronne.
Enfin, les notaires précisent que l'« on assiste bien en apparence à une rupture d'évolution par rapport aux années antérieures » et pronostiquent pour l'avenir immédiat que « l'activité immobilière dépendra des prix dont il est souhaitable qu'ils soient établis à un niveau compatible avec les ressources des acquéreurs, des taux d'intérêt dont il importe qu'ils restent fixés à de faibles niveaux, et de la politique du crédit dont il serait dommageable qu'elle continue à se rigidifier ».
Laissez vos commentaires à ce sujet sur notre forum
-
La télévision immobilière : une déception pour les particuliers -
Un communiqué de presse de la société ID TV (Internet-Diffusion-Télévision) nous informe du lancement prochain de 4 chaines de télévision en diffusion sur le net et consacrées à l'immobilier Time2gotv.com.
La société annonce que l'objectif visé est d'élargir l'accès à l'information immobilière grâce à la chaine ImmoNews, mais également et surtout d'offrir aux professionnels (constructeurs, promoteurs, agences, etc.) une nouvelle plateforme de diffusion de leurs produits. S'il n'a rien d'innovant, la FNAIM et diverses sociétés ayant déjà testé la télévision immobilière sur internet, le concept n'en est pas moins prometteur, notamment dans une période où l'immobilier en crise se voit dans l'obligation de conquérir de nouveaux supports.
Comme toute chaine de télévision, celle-ci se doit de prendre en compte à la fois les intérêts des investisseurs mais également ceux des particuliers qui constitueront la base de son développement. Time2gotv.com fait donc la part belle aux annonceurs, qu'ils s'agissent de promoteurs immobiliers, d'agences ou de professionnels de la défiscalisation immobilière, mais ne semble que peu se préoccuper de l'internaute néophyte. Sur les 4 chaines thématiques que compte développer la société ID TV, deux leurs sont exclusivement consacrées : ImmoDream et ImmoFinance spécialisées respectivement dans la diffusion d'annonces immobilières et dans l'investissement immobilier (financement, défiscalisation, etc.). Les chaines restantes que sont ImmoNews (information immobilière) et ImmoTendance (conseils en décoration) devraient quant à elles permettre une large diffusion de spots publicitaires (spots ventant évidemment les mérites des professionnels que l'ont pourra découvrir sur leurs chaine dédiées...).
Si les annonceurs et autres partenaires vont être choyés, qu'en est-il du particulier ? Deux chaines sont supposées lui être consacrées : celle de l'information et celle spécialisée dans la décoration. Au premier abord le contenu semble alléchant (reportages, interviews, revues de presse, décryptage de l'actualité) mais à y regarder de plus près, on perçoit bien vite le peu d'intérêt que pourra en retirer le spectateur lambda.
Prenons le cas de la chaine informative, on nous annonce des programmes divisés en trois grandes parties : un « coup de cœur » (présentation d'un pays, d'une région, d'une ville), les « flashs news » (l'actualité immobilière du moment) et « l'invité du mois ». Programmes tout à fait corrects au demeurant, voire même attrayants, mais un coup d'œil sur la périodicité des diffusions fait très vite retomber l'enthousiasme. En effet, « l'invité du mois » et le « coup de cœur » sont annoncés comme étant mensuels ! Deux programmes (de neuf minutes chacun qui plus est) tournant en boucle 24h sur 24 durant 30 jours, voilà bien de quoi faire zapper les plus opiniâtres. Quant aux informations, essentielles en cette période où l'immobilier est en perpétuel mouvement, elles seront actualisées chaque... semaines.
L'information du particulier ne semble donc pas être une priorité mais gageons que ces derniers ne seront pas pour autant délaissés, ni condamnés à revoir sans cesse le même reportage ou la même information : un programme publicitaire sera certainement présent pour les guider vers les véritables poumons de la chaine que seront les espaces professionnels dédiés à la diffusion d'annonces immobilières.
Selon les éléments dont nous disposons à la lecture du communiqué de presse, Time2gotv.com devrait donc être tournée presque exclusivement vers les professionnels de l'immobilier et leurs offres commerciales. En cela rien de choquant tant que la chaine ne se revendique pas d'un intérêt incontestable pour l'internaute non-acheteur.
-
Immobilier : les victimes du retournement du marché -
La période d'euphorie des agences immobilières semble bel et bien terminée. Avec la flambée des prix de l'immobilier au début des années 2000, les agences immobilières n'ont cessé de se multiplier. 3.000 nouvelles agences ont ainsi vu le jour au cours des 5 dernières années (soit l'équivalent de 10% du marché) et le nombre de cartes professionnelles a pratiquement doublé en l'espace de 12 ans, passant de 17.000 à 30.000.
Fin 2007 début 2008 marque l'amorce du retournement immobilier et par la même la fin de l'âge d'or des agences. Fin mai 2008, le ministère de l'écologie a annoncé une baisse des ventes de l'immobilier neuf de près de 28%. Patrick-Michel Khider et Bernard de Crémiers, co-présidents de Laforêt Immobilier, estiment quant à eux à -20% celle de l'immobilier ancien. Ce repli généralisé du volume de transactions est l'une des causes principales de ce que les médias n'hésitent désormais plus à appeler le « retournement du marché ».
« L'année 2008 verrait la fermeture probable de nombreuses agences immobilières », c'est ce qu'avait prédit en début d'année Bernard Cadeau, président d'Orpi, le premier réseau national. Au fil des mois, bon nombre d'économistes se sont rangés à cette idée comme par exemple les analystes d'Exane BNP Paribas : « Il ne fait pas de doute qu'on assistera dans les deux à trois prochaines années à un mouvement important de fermetures d'agences immobilières. [...] il y a de fortes chances pour que le ralentissement soit plus marqué que lors du précédent cycle » (rappelons que près de 15% des agences avaient alors dû fermer leurs portes). Le bureau d'analyses Gilbert Dupont, qui prévoyait il y a quelques temps un taux de fermeture de 6%, table maintenant sur un recul de 20% du nombre d'agences, la faute à ce fameux retournement du marché.
Fort heureusement, nous sommes encore loin de la catastrophe qui frappa l'Espagne en 2007 (à savoir la cessation d'activité de 40.000 agences soit 50% du marché). Si un retournement du marché immobilier a bien cours actuellement, la fermeture d'agences reste pour Jean-François Buet, secrétaire général de la Fnaim, « un mouvement de balancier économique normal et sain en raison de la baisse de l'activité des transactions », rappelant que « les cessations d'activité concernent surtout des petites structures indépendantes qui s'étaient crées il y a trois ou quatre ans en profitant du boom de l'immobilier ».
-
Indicateur immobilier PAP : info ou intox ? -
PAP (de Particulier à Particulier) a publié son indice des prix de l'immobilier. Si l'on en croit le site internet, le prix des maisons aurait augmenté de +0,49% au mois de mai 2008 alors que celui des appartements afficherait une légère baisse de -0,78%. Pas question donc, pour le site, d'envisager une quelconque crise du marché, tout au plus une légère stabilisation. A l'heure où la grande majorité des économistes évoque un retournement du marché immobilier, faut-il réellement accorder du crédit à cette publication ?
A l'instar de TF1 ou France 2, les grands médias nationaux n'hésitent déjà pas à employer le terme de « crise » pour qualifier la situation immobilière actuelle. Les experts font preuve d'un peu plus de prudence mais le terme de « retournement » est sur toutes les lèvres. Dans sa lettre de conjoncture du vendredi 20 juin 2008, l'INSEE (l'institut nationale de la statistique et des études économiques), estime ainsi que « la France subit à son tour un retournement du marché immobilier » mais modère toutefois cette analyse en reconnaissant ne pas disposer de certitudes sur l'ampleur du phénomène. Certains économistes n'hésitent pourtant pas à se mouiller en prévoyant un recul des prix de l'immobilier de l'ordre de 5% en 2008 et certainement plus en 2009.
L'analyse fournie par PAP fait également état d'un marché immobilier neuf qui « rentre dans le rang ». En déclarant que « 26.700 logements neufs ont été vendus au premier trimestre 2008. Les promoteurs devraient vendre environ 105.000 logements en 2008. C'est dans la moyenne de la dernière décennie » le site laisse le lecteur s'imaginer que le nombre de ventes dans ce secteur tend lui aussi à se stabiliser... Le ministère de l'écologie a pourtant annoncé un recul de -27,9% pour cette période ainsi que l'effondrement du nombre des mises en chantier (rappelons que 130.000 logements neufs ont été vendus en 2007).
Enfin, PAP évoque un « déficit en logements ». La pénurie paraît pourtant loin quand l'INSEE estime que « le stock de logements neufs disponibles est remonté au niveau de 1992, celui de la précédente crise immobilière ». L'ampleur du stock de biens invendus semble d'ailleurs être confirmée par le nombre record d'annonces immobilières enregistré par le site Seloger.com : 1.200.000.
Pourquoi donc tant de modération, tant de retenue de la part du spécialiste de la vente immobilière entre particuliers ? Pourquoi rendre publique une courbe d'évolution des prix si plate alors que même la FNAIM s'apprête à annoncer leur baisse ? Peut être simplement pour éviter l'affolement et rassurer les vendeurs (leurs clients) qui observent le marché se tourner désormais du côté des acheteurs.
-
L'immobilier de luxe fait toujours recette -
Si le marché immobilier résidentiel en France est aujourd'hui en berne (recul massif du nombre des ventes, baisse des prix, resserrement des conditions d'octroi du prêt immobilier), le secteur du luxe reste quant à lui toujours extrêmement prolifique.
En publiant les résultats de son étude (Global Wealth Report 2008), Liam Bailey, Directeur du département de recherche immobilier résidentiel de Knight Frank, démontre bien que la résidence de luxe continue inexorablement de faire recette en enregistrant une hausse annuelle de ses prix de 11% (hausse constatée sur le plan international).
L'étude pointe du doigt deux foyers principaux du développement de l'immobilier de prestige : les pays émergents tels que la Chine et les états d'Europe centrale et orientale, et des pays peut-être plus traditionnels mais considérés comme étant de grands pôles financiers ou disposant de régimes fiscaux avantageux (la France, l'Italie et les Caraïbes ont notamment pu constater une nette augmentation du prix de leurs résidences secondaires).
Les prix affichés par l'immobilier de luxe sont sans commune mesure avec les cours de l'immobilier classique et semblent ne souffrir aucunement des crises actuelles comme le précise le rapport : « les riches deviennent toujours plus riches. À moyen et à long terme, les marchés haut de gamme et très haut de gamme seront amenés à surclasser tous les autres, suivant la progression de la richesse dans le monde ». Malgré les troubles qui secouent son marché immobilier (prix en baisse, sévère crise du crédit immobilier), Londres s'adjuge ainsi le titre de ville la plus chère du monde avec des logements de prestige se monnayant à 46.000 euros le mètre carré, suivi de près par Monaco et Saint Jean Cap-Ferrat (43.490 euros par mètre carré).
Au classement des plus fortes progressions tarifaires, Antigua (+40%) et SaintJean Cap-Ferrat (+39%) devancent désormais Saint-Pétersbourg et Moscou dont la croissance passe respectivement de 95% à 38% et de 75% à 35%). Le ralentissement enregistré par les deux villes russes s'explique par une diminution notable de leur stock de biens immobiliers de luxe.
Enfin, concernant les villes où les prix de l'immobilier de luxe ont enregistrés la plus faible croissance, Dublin, Ibiza et Noosa Heads (Australie) affichent respectivement un repli de -15%, -13% et -7%.
-
Immobilier : des panneaux solaires obligatoires -
Une ville allemande vient d'imposer, sous peine d'amendes, l'installation de panneaux solaires pour toutes les maisons neuves.
La France suivra-t-elle l'exemple de l'Allemagne ?
Les allemands ont toujours été aux premières lignes européennes en matière de développement durable, mais la décision prise ce vendredi 20 juin par le conseil municipal de Marburg constitue-t-elle vraiment une avancée positive ?
Contrairement à la France qui semble privilégier le développement de l'isolation, l'Allemagne a déjà pris le pari, pour lutter contre les déperditions d'énergie, d'intégrer les énergies renouvelables au sein de son immobilier (éolienne, panneaux solaires). Si l'objectif du gouvernement est de diminuer de 40% les rejets de gaz à effet de serre d'ici 2020 (par rapport aux chiffres relevés en 1990), c'est pourtant au niveau régional que sont prises les mesures les plus marquantes.
Ainsi, l'Etat régional du Bade-Wurtemberg impose déjà, depuis début 2008, à chaque nouvelle construction d'un bien immobilier de couvrir un cinquième de ses besoins en énergie grâce aux énergies renouvelables (éolienne, panneaux solaires, etc.). La « charte solaire » proposée par Franz Kahle, maire de Marburg, et adoptée par le conseil municipal, va bien au-delà puisqu'elle rend désormais obligatoire l'installation de panneaux solaires au sein de chaque maison neuve.
Un mètre carré de panneau solaire photovoltaïque pour 20 mètres carrés de surface habitable, voilà donc de quoi devront s'acquitter les futurs propriétaires de Marburg s'ils ne veulent pas se voir infliger l'amende de 1.000 euros prévue (initialement 15.000 euros). Face à cette mesure radicale du maire écologiste de la ville, l'opposition évoque déjà le terme « dictature écolo ». L'association des propriétaires immobiliers Haus und Grund précise pour sa part que « ce n'est pas avec la contrainte qu'on arrive à quoi que ce soit ».
Mais les voix qui s'élèvent ne sont pas toutes hostiles au dispositif. « Inciter ne suffit pas. Il faut parfois forcer la main aux consommateurs pour leur propre bien », déclare ainsi Klaus Vajen, spécialiste de l'énergie solaire à l'université de Kassel. Claudia Kemfert, de l'institut de recherches économiques DIW, ajoute que « les pouvoirs publics doivent montrer l'exemple. J'espère que beaucoup d'autres villes vont suivre ».
Quant au maire de Marburg, il met en avant l'économie potentiellement réalisable face à un fioul domestique dont le prix ne cesse d'augmenter, l'installation de panneaux solaires étant rentabilisée en quinze ans maximum. Comme le fait remarquer le magazine Der Spiegel, il est à noter que Franz Kahle, étant locataire, ne sera pas affecté par le dispositif et devrait même voir ses factures de chauffage diminuer.
-
Immobilier : Francois Fargier, lesiteimmo.com s'explique -
Ce mardi 17 juin, lesiteimmo.com a officiellement inauguré sa nouvelle fonctionnalité permettant d'observer l'historique de ses 300.000 annonces immobilières. François Fargier, directeur Marketing et Web développement du site, répond aujourd'hui à nos questions.
Diagnostic Expertise - François Fargier bonjour.
François Fargier - « Bonjour »D.E - Lesiteimmo.com, aujourd'hui 4ème portail immobilier national (Ndr : source Médiametrie), vient de mettre en ligne un tout nouvel outil destiné à ses annonces immobilières. En tant que directeur Marketing et Web développement du groupe, pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?
F.F - « Les internautes ont dorénavant la possibilité de connaître la date de la 1ère mise en ligne d'une annonce. A cette fonctionnalité s'ajoute un graphique qui permet de visualiser les éventuels changements de prix du bien concerné. (Ndr : aperçu visuel de l'outil) »D.E - Quel peut être l'intérêt, pour un futur acheteur, d'avoir accès à ces informations ?
F.F - « Aujourd'hui les nouveaux acheteurs sont dans l'opacité la plus totale. Ils ont énormément de mal à avoir des repères dans un marché en forte fluctuation. Par exemple, dans le cas d'un bien à la vente depuis plus d'un an, l'outil mis en place permettra à un acheteur qui ne connait pas le marché, de visualiser immédiatement les données inhérentes à sa mise en vente. Le but recherché est de redynamiser le marché de la transaction en mettant en avant les fortes baisses de prix qui ont déjà eu lieu ou tout simplement les nouveaux biens mis à la vente en créant un nouvel élan de recherche. En effet, la majeure partie des biens à la vente depuis plus de 12 mois ont subi des baisses de prix dont ne sont pas informés les acheteurs.»D.E - Ne craignez vous pas de vous heurter à une incompréhension, voire une hostilité, de la part des agents immobiliers et des vendeurs ?
F.F - « Au contraire, étant moi-même un ex-agent immobilier, je vois immédiatement les bénéfices que vont en tirer les agents et les vendeurs. En effet, en période de baisse des prix il est difficile pour un acheteur de savoir s'il achète au bon prix. L'agent immobilier aura donc toute latitude pour lui prouver que le prix du bien s'est adapté au marché.
Concernant les vendeurs, internet permet, contrairement à la presse écrite, d'avoir une très large diffusion d'un bien pour un prix modique, ce qui incite malheureusement certains particuliers à mettre leur bien en vente dans le simple espoir de faire « un bon coup ». La spéculation sur la résidence principale est devenue notre sport national. Les « vrais » vendeurs sont eux pénalisés car ils ont beaucoup de mal à faire effectuer une estimation correcte de la valeur de leur bien.
Le but de la diffusion de cet historique des prix est d'éviter que le marché ne se sclérose par crainte ou par ignorance. »D.E - Feu de paille ou réelle avancée ? Quel impact prévoyez-vous que l'outil aura sur le marché immobilier actuel ?
F.F - « Nous avons aujourd'hui décidé de jouer la transparence et ce dans une période que nous savons difficile. Contrairement à la crise des années 90, nous disposons actuellement, d'une part, d'un stock important de biens à vendre (en transaction sur l'ancien ou en immobilier neuf) et d'autre part, de très nombreux acheteurs. Ces derniers mois, les taux ont légèrement augmenté, ce qui implique une baisse du pouvoir d'achat des ménages, le marché a donc simplement besoin de réguler son prix face à la demande. »D.E - Avec l'intégration de cet outil, espérez-vous être le précurseur qui ouvrira la voie à une nouvelle forme de transaction ?
F.F - « Oui, très clairement cet outil va apporter un réel plus aux agences qui vont diffuser leurs annonces sur notre site. Les acheteurs vont trouver un avantage certain à passer par un agent immobilier et la vente de particulier à particulier, très prisée dans notre pays mais d'une opacité redoutable, risque donc de péricliter. La France est l'exception où il est de bon ton de critiquer les professionnels de l'immobilier alors même que leur intervention a également pour but de protéger les acheteurs (je rappelle que le recours à un agent immobilier est obligatoire dans certains pays). Les professionnels immobiliers sont couverts par de nombreuses assurances qui permettent de sécuriser leurs transactions, ce qui n'est pas le cas des particuliers (et tout particulièrement concernant les vices cachés). Bien évidemment nous jouons ici d'un avantage concurrentiel important puisque, depuis l'annonce de la sortie de notre outil, notre nombre de connexions et de demandes d'informations transmises à nos agents a explosé. C'est donc bien la preuve que le marché existe encore.»D.E - Question d'ordre pratique, que faut-il faire pour pouvoir utiliser votre application ?
F.F - « Pour l'instant, cette application est réservée à nos membres inscrits à l'alerte e-mail de notre site. Ils leur suffit de se loguer et de surfer sur les annonces pour en voir les historiques. La promptitude avec laquelle nous avons développé l'outil a engendré quelques problèmes techniques et des surcharges importantes. Nous sommes en train de nous doter de nouveaux serveurs qui pourront, dès vendredi en début d'après midi, permettre la diffusion de ces informations à l'ensemble des internautes. (ndr : pour en savoir plus sur le lancement généralisé de l'outil) »D.E - L'apport de nouvelles fonctionnalités est-il à prévoir par la suite ?
F.F - « Oui, nous travaillons déjà sur une version plus évoluée qui permettra de situer le prix d'un bien dans son contexte et donc de le comparer à d'autres du même type. Loin d'être un comparateur immobilier (ce n'est pas notre vocation) il offrira à l'internaute la possibilité de savoir si l'annonce consultée se situe dans une fourchette haute ou basse des prix pour un même code postal et un même type de biens.
Comme beaucoup, je suis aujourd'hui témoin de la baisse des prix de l'immobilier. Il va s'écouler 6 mois avant que les biens actuellement en vente trouvent un acquéreur, signent leur acte définitif et que les données soient publiées par le MIN [Ndr : Marché Immobilier des Notaires]. Je souhaite désormais accélérer le processus afin d'en faire profiter dès cet été l'ensemble des français désireux de devenir propriétaires. Il n'y aura pas de krach pour la simple et bonne raison que la baisse a déjà été amorcée, il s'agit simplement d'une crise de confiance. »Venez découvrir l'application et laisser vos commentaires sur notre forum.
-
Site immobilier : Entreparticuliers.com dans la tourmente -
-11%, c'est ce qu'a coûté le recul du nombre de vente de l'immobilier ancien à l'action du promoteur en ligne Entreparticuliers.com.
Les ventes de l'immobilier ancien ont chuté ces derniers mois et Entreparticuliers.com en a fait les frais. Ses valeurs boursières ont en effet enregistré un repli de 11% pour s'établir, le jeudi 12 juin, à 12 euros. Lorsque le promoteur immobilier lance, en 2007, son offre de « garantie de remboursement », il espérait bien donner un élan supplémentaire à son volume d'annonces. La possibilité pour les particuliers de se voir rembourser les frais d'annonces immobilières dans l'éventualité où la vente de leur bien ne se conclurait pas dans un délai de 6 mois (délai fixé jusqu'à fin 2007) a dû avoir les effets escomptés puisque la société a indiqué un nombre d'annonces en hausse depuis début 2008 de 46% pour les basiques et de 70% pour les premium.
Entreparticuliers.com aurait donc pu se réjouir mais c'était sans compter sur le net ralentissement des ventes qui touche le marché de l'immobilier ancien depuis quelques temps déjà. La société qui avait comptabilisé une provision de 1,44 millions d'euros affectée à ces remboursements a donc été forcée de revoir ses estimations à la hausse en ajoutant une provision de 1,75 millions d'euros (soit un total de 3,19 millions d'euros). Dans le même temps, le groupe a donc revu ses comptes de l'exercice 2007 à la baisse en annonçant un chiffre d'affaire de 13,04 millions d'euros (au lieu de 14,79 millions) et un bénéfice non plus de 3,95 millions d'euros mais de 2,8 millions d'euros.
Encore établie au-dessus des 16 euros il y a tout juste un mois, la valeur boursière de la société a chuté à 12 euros le 12 juin et s'évalue aujourd'hui à 9,8 euros le titre. Le repli de l'action est tel que l'assemblée générale annuelle, initialement prévue le 11 juin dernier a été reportée, au dernier moment, au 30 juin 2008.








